Hersin-Coupigny 22.06.1907 – Chantilly (Oise) 30.01.1988. Ingénieur de l’École centrale des Arts et Manufactures, lieutenant-colonel du cadre de réserve de l’artillerie.
Élu le 8 décembre 1961, sous la présidence du chanoine Jean Lestocquoy, pour succéder à Jean Châtelet sur le 23e fauteuil, il est reçu par Roger Berger le 23 juin 1963. Il est remplacé en 1991 par Catherine Dhérent.
Il est le fils de Albert Joseph Calimez, employé des Mines de Béthune, et de Julienne Malbranque. Installé à Saint-Omer pendant la Grande Guerre, il fait des études brillantes. Admis à l’École Centrale de Paris en octobre 1927, diplômé en 1930, il choisit la carrière d’officier au titre du 15e régiment d’artillerie de Douai.
Au terme de sa formation à l'École d'application de l'Artillerie à Fontainebleau, il sert à partir du 16 octobre 1932 au 15e RA à Douai, successivement lieutenant, puis capitaine.
Il épouse Anne Marie Alice Lydie Becquart, au Chesnay (Seine-et-Oise), le 18 mai 1934. Elle est la fille du capitaine d’artillerie Maurice Louis Becquart, Mort pour la France le 17 avril 1918 à Méteren (Nord) et de Madeleine Beaugez.
Pendant la campagne de 1939-1940, son régiment fait partie de la 1ère division d’infanterie motorisée, unité d’élite de la 1ère armée française. Il participe à la bataille de Gembloux en Belgique du 4 au 16 mai 1940 puis à la défense du camp retranché de Dunkerque, du 29 mai au 3 juin 1940. Il y commande, dans le secteur du sanatorium de Zuydcoote, la batterie qui est la dernière à tirer contre l’ennemi. Ce fait d’arme lui vaut citation et Croix de guerre. Fait prisonnier le 4 juin 1940, il est envoyé en Prusse orientale à l’Oflag II D à Gross-Born jusqu’au 2 mai 1942, puis à l’Oflag II B à Arnswald jusqu’en avril 1945. Libéré par l’Armée rouge, il est rapatrié le 6 mai 1945.
Il reprend son service dès le 25 juillet 1945. Après un passage à l’École interarmes de Coëtquidan, et une affectation provisoire au 33e régiment d’artillerie à Poitiers, il commande à Arras, à partir du 5 juillet 1946, le service d’entraînement préparatoire et des réserves de la 2e Région militaire. Il est promu chef d’escadron le 1er juillet 1948. En juin 1951, après un bref passage au centre mobilisateur du 91e RI à Laon, il dirige le service des Relations nationales à l’état-major de la 2e Région militaire à Lille. Le 15 septembre 1954 il retourne sur le terrain opérationnel, au 406e régiment d’artillerie antiaérienne à Amiens où il commande le 1er groupe. Le 7 septembre 1955 il est envoyé au Maroc à la tête du bataillon de marche du 1er groupe du 406e.Il séjourne d’abord aux confins du Sahara, à Ouarzazate, puis, du 21 février au 15 mai 1956, dans le nord, à la lisière du Rif, où il commande le sous-secteur opérationnel de Taïneste. Il rentre en France le 28 février 1957.
Il exerce son dernier commandement à Arras du 1er mars 1957 au 22 juin 1961 comme chef d’état-major de la subdivision militaire du Pas-de-Calais. Il est promu lieutenant-colonel de réserve.
À l’âge de 54 ans, il reprend un travail d’ingénieur auprès de la société Saunier-Duval, jusqu’en 1969. À l’âge de 62 ans, à la rentrée scolaire de 1969, du fait de la pénurie de professeurs dans les matières scientifiques, il accepte de devenir professeur de mathématiques au lycée privé Baudimont à Arras. Il y reste jusqu’en juin 1976.
Élu à l’Académie en 1961, il en est un membre actif, donnant, de 1962 à 1983 une vingtaine de communications sur des sujets de vulgarisation scientifique et sur des épisodes peu connus de l’histoire du second conflit mondial. Lors de la séance solennelle du 28 mars 1982, il a reçu le colonel Mervaux.
Croix de guerre 39-45, Chevalier de la Légion d’honneur (1957), Officier de l’Ordre national du Mérite (1972).
Communications à l’Académie d’Arras
L’interconnexion des réseaux d’électricité français et anglais, 23 mars 1962.
L’oxyduc de Denain à Dunkerque, 14 décembre 1962.
L’échec des bombardements de Paris par V2 en septembre-octobre 1944, 26 avril 1963
Le premier tract lancé par avion, lors du bombardement de Paris, en août 1914, 14 octobre 1966.
Le brevet d’invention : histoire, fantaisies, protection, 10 novembre 1967.
Un Te Deum à Notre-Dame de Paris au XVIIe siècle, 27 décembre 1968.
L’aviation postale de nuit, 26 octobre 1973.
Massacres de soldats prisonniers, dans le Pas-de-Calais, en mai 1940, 23 novembre 1973
Grivesnes (Somme), un haut fait d’armes du 19ebataillon de chasseurs à pied en 1918, 22 mars 1974.
L’étendard évadé (1943), 11 octobre 1974.
Raid de bombardiers alliés sur l’Artois, 17 oût 1943, 22 novembre 1974.
Arras aurait pu devenir capitale septentrionale de l’artillerie en 1767, 12 décembre 1975.
Le premier officier allemand abattu à Paris par les Français en 1941, 22 octobre 1976.
Histoire de la Poste aux Armées, 12 novembre 1976.
Au temps des Terre-Neuvas de la région de Coutances, 28 janvier 1977.
Les fusées de guerre avant 1870, 25 novembre 1977.
Le sauvetage de drapeaux belges et d’étendards français en 1940, 10 novembre 1978.
Les origines et le début du trafic des voitures accompagnées à travers le détroit du Pas-de-Calais., 8 février 1980.
Von Braun, 12 décembre 1980.
L’ordre souverain de Malte, hier et aujourd’hui, 13 mai 1983.
Sources
État civil : naissance : AD 62, 3 E 443/42, p.26/159 ; mariage, AD Yvelines, Le Chesnay-Rocquencourt, M, 1934, 4 E 5950, p. 8/20 ; décès, fichier INSEE.
Archives privées de la famille Calimez.
Michel Beirnaert