Arras (paroisse Saint Nicolas-sur–les-Fossés) 29.12.1696 – Arras (paroisse Saint-Jean-en-Ronville) 14.10.1742. Chevalier, échevin puis mayeur de la ville d’Arras.  

Élu le 6 février 1740 pour succéder à Charles Albert de Valicourt sur le 19e fauteuil il est reçu par le directeur de l’année, Louis-Léonard Le Josne Contay de la Ferté. Il est remplacé le 10 novembre 1742 par Josse Binot.

 Il est le quatrième des cinq enfants d’Antoine-Joseph Quarré (1653-1707), écuyer, seigneur du Repaire, échevin d’Arras, et de Jeanne-Elisabeth Payen (1661-1728). Son parrain est Yves de Marguery de Bernière, écuyer, major de la cité d’Arras ; sa marraine est sa grand-tante, Marguerite Lombart épouse d’André Deslions de Wingles, avocat au Conseil d’Artois.

Écuyer puis chevalier (à titre héréditaire) en juin 1724, seigneur du Repaire, Wandelicourt, Chelers, Hautecotte, Lespault-les-Fressin et de La Tour.

Il épouse, à Sarton, le 27 janvier 1728, Anne Jeanne Marguerite Boucquel (1711-1752), fille de Paul-François Boucquel de Warlus et de Marie-Antoinette Dupuich de Mesplau. Le couple donne la vie à huit enfants entre 1729 et 1740. Le second, Philippe Joseph (1730-1795), épousera Aldegonde Julie Dubois de Hoves, nièce de Ferdinand Dubois de Fosseux.

Il est échevin, puis mayeur de la ville d’Arras de 1729 à 1742, député général et ordinaire des États d’Artois.

Les archives de l’académie n’ont pas coservé de traces de son activité, bien que son successeeur, Binot, ait dit de lui, dans son discours de remerciement : « Il était infatigable et paraissait avoir pour le repos la même horreur que le commun des hommes a pour le travail ».

La mort interrompt brutalement sa carrière de magistrat municipal et d’acadéùicien.

Il décède dans la paroisse de Saint-Jean-en-Ronville le 14 octobre 1742, âgé de 46 ans. Il est inhumé le surlendemain dans l’église de Saint-Nicolas-sur-les-Fossés, « en présence de ses parents et amis, et en particulier, d’Adrien Christophe Hébert, doyen de l’échevinage d’Arras et de son fils aîné Charles Guislain Alexandre Quarré ».

Sources.

État civil : naissance, AD 62, 5 MIR 041/9, p. 128/1420 ; mariage, AD 62, 5 MIR 779/1, p.171/1502 ; décès, AD 62, 5 MIR 041/8, p. 195/1347.

Père IGNACE, « Extraits des Recueils des Mercures et autres écris du temps pour servir à l’histoire de l’ancienne Société littéraire d’Arras », Mémoires de l’Académie d’Arras, 1ère série, t. XXXV [1863], p. 395.

VAN DRIVAL Eugène, Histoire de l’Académie d’Arras, 1872, p. 19 et 25.

CARDEVACQUE Adolphe de, Histoire de l’administration municipale d’Arras, depuis l’origine de la commune jusqu’à nos jours, 1879, p. 103-106.

LE BOUCQ DE TERNAS Amédée, « Quarré », in Recueil de la noblesse des Pays-Bas, de Flandre et d’Artois, 1884, p. 399, 400, 401, 405.

GRUY Henry, Histoire d’Arras, Arras, 1967.

LEGAY Marie Laure, dans Robespierre et le pouvoir provincial, Arras, 2002, p. 93, notes 5 et 6, à propos du mode de nomination des échevins d’Arras, puisque la charge a été occupée par nombre d’académiciens au XVIIIe siècle.

NOLIBOS Alain, « Une société tranquille (1640-1789) » dans Histoire d’Arras, 1988, p. 169.

DIERS Jean-Pierre, « Étude sociologique de l’académie d’Arras des origines à nos jours (1737-2006) », Mémoires de l’Académie d’Arras, 6e série [1991-2006], 2007, p. 13, 39.