Arras (paroisse Sainte-Marie-Madeleine) 16.02.1692–Arras (paroisse Saint-Aubert) 01.04.1756. Écuyer, seigneur d’Attecourt et de Souchez, secrétaire du Roi à la Chancellerie du Conseil d’Artois.

Membre fondateur de l’Académie en 1737, il est le premier occupant de l’ancien fauteuil 21. Il est chancelier en 1746 et directeur en 1747. Il est remplacé en 1762 par Charles Antoine Joseph Le Clercq de Montlinot.

Il est le fils de Jean Guillaume Fruleux, secrétaire du Roi à la Chancellerie du Conseil d’Artois, et de Marie Louise Pinot.

Reçu avocat en 1719, Louis Fruleux assure après son père, la charge de secrétaire du Roi à la Chancellerie d’Artois.  

Il épouse Marie Thérèse De Vienne à Villers-au-Bois, le 18 mai 1728. Elle est la fille de Balthasar Adrien De Vienne, écuyer, conseiller honoraire et ancien garde des sceaux de la Chancellerie du Conseil d'Artois, et de Marie Catherine Fouquier. Le marié a pour témoin sa mère Marie Louise Pinot, sa sœur cadette, Marie Barbe Fruleux (1701-1775), épouse de Charles de Thieulaine, et Pierre Philippe Cochet, bourgeois rentier de Lille. L’épouse a pour témoins son père Balthazar Adrien De Vienne, ses frères Jean Balthasar De Vienne, conseiller du Roi et garde des sceaux de la Chancellerie du Conseil d’Artois, Jean-Jacques De Vienne, écuyer, avocat au Conseil d’Artois et académicien, et Pierre Benoît De Vienne, écuyer.

Le couple aura un fils, Jean Guillaume Philippe Fruleux, seigneur de Souchez, qui deviendra académicien en 1769 et mourra sur l’échafaud en 1794.

Membre fondateur de l’Académie en 1737, Louis Guillaume Fruleux a présenté en 1742 un Mémoire historique sur le monastère de la Brayelle-les-Annay. Élu chancelier pour l’année 1746, il répond, à ce titre, au discours de remerciement de Charles Antoine de Gouve élu directeur pour l’année, et au discours de réception du nouvel académicien Jean-Baptiste Denis. Élu directeur pour 1747, il fait l’éloge de Louis-François Palisot de Warluzel dans son discours de remerciement, et il accueille comme nouveaux académiciens le comte de Gomiécourt et François-Joseph Bayart.

Veuf, il décède dans sa paroisse de Saint-Aubert le 1er avril 1756, à l’âge de 64 ans. Il est inhumé le lendemain dans l’église du couvent des Dominicains. Ses obsèques sont menées par son fils et présidées par l'académicien François-Joseph Briois de Beaumetz, conseiller du Roi, premier président et chef du Conseil d’Artois.

Louis Fruleux est l’oncle de l’académicien Jean-Guillaume-Joseph Thieulaine.

Sources

État civil : mariage de ses parents, AD 62, 5 MIR 041/3, p. 427/1365 ; naissance, AD 62, 5 MIR 041/16, p. 1277/1382 ; mariage, AD 62, 5 MIR 854/1, p. 116/1380 ; décès, AD 62, 5 MIR 041/12, p.716-717/967.

Père IGNACE, « Extraits des Recueils des Mercures et autres écris du temps pour servir à l’histoire de l’ancienne Société littéraire d’Arras », Mémoires de l’Académie d’Arras, 1ère série, t. XXXV [1863], p. 351.

VAN DRIVAL Eugène, Histoire de l’Académie d’Arras, 1872, p. 12, 19, 72-73, 223.

CARDEVACQUE  Adolphe de, « Fruleux de Souchez », in « Voyage autour de mon fauteuil à l’Académie d’Arras », Mémoires de l'Académie d'Arras, 2e série, t. XIV (1883), p. 259-263.

HAUTECLOCQUE de Gustave, « Inventaire des archives de l’Académie d’Arras », Mémoires de l’Académie d’Arras, 2e série, t. XXVIII [1897], p. 50,59.

SUEUR Philippe, Le Conseil provincial d’Artois (1640-1790), 1978.,  p. 90-94, 139-146.

DIERS Jean-Pierre, « Étude sociologique de l’académie d’Arras des origines à nos jours (1737-2006) », 2007, Mémoires de l’Académie d’Arras, 6e série [1991-2006], 2007, p. 26, 36, 39, 40.