Arras (Saint-Nicaise) 02.05.1764 – Arras 26.05.1822. Ancien avocat en parlement et au conseil d’Artois, avocat au tribunal de première instance d’Arras et auprès de la cour royale de Douai.
Élu en juin 1817, il est installé sur le 18e fauteuil, occupé avant la Révolution par Pierre Philippe Duquesnoy. Il démissionne dès le 2 mars 1818 « pour cause d’occupation croissante ». Il est remplacé par Ambroise Augustin Le Pasquier.
Il fait partie de la vaste descendance d’Augustin Le Ducq (Sailly-au-Bois 06.07.1663-Arras 24.02.1725), procureur au Conseil d’Artois et trésorier de la chancellerie d’Artois, et de Marie Thérèse Vasseur (1669-1708) dont il est l’un des nombreux arrière-petits-fils. Il est le petit-fils d’Alexandre François Leducq, conseiller du roi, trésorier de la Chancellerie d’Artois, avocat au Conseil d’Artois, (1694-1742) et de Marie Antoinette Joseph Guerard. Il est le fils de Marie Albéric Antoine Joseph Le Ducq, avocat au Conseil provincial et supérieur d’Artois et de Jeanne Virginie Eugène Ansart de Mouy.
À l’âge de 26 ans, il épouse à Bullecourt le 21 septembre 1790, Antoinette Hyppolite Joseph Petit, fille d’un marchand d’Arras. La couple donne naissance à quatre filles, Henriette Charlotte (1791-1866), Eugénie Joseph (1793-), Flore Virginie (1795-1877), Pauline Louise, (1798- 1855).
Avocat au Conseil d’Artois à partir de 1788 ou 1789, il est chargé, sous la Terreur, de la défense de trente inculpés devant le tribunal révolutionnaire d’Arras. Il réussit à sauver la tête de l'académicien Jean Guillaume Joseph Thieulaine de Hauteville. Lebon, furieux, le fait arrêter mais, détenteur d’un certificat de civisme, il est finalement relâché.
Il poursuit ensuite sa carrière jusqu’à son décès à l’âge de cinquante-huit ans.
Membre de la loge l’Amitié, il fait partie des quatorze membres complémentaires élus en juin 1817 par ceux qu’avait nommés le préfet Malouet le 2 mai 1817 pour restaurer l’Académie. Il démissionne au bout de quelques mois sans s’y être impliqué.
Il est l’oncle de l’académicien Léandre Théodore Leducq et le beau-frère de l’académicien Pierre-Louis-Augustin Leducq.
Sources
État civil : naissance, AD 62, 5 MIR 041/27, p. 948/1307 ; mariage, AD 62, 5 MIR 185/1, p. 318/699 ; décès, AD 62, 5 MIR 041/53, p. 1122/1465.
Recensement de 1815, AD 62, M 3718, p. 139/294.
PARIS Auguste, La Terreur dans le Pas-de-Calais et dans le Nord, Histoire de Joseph Lebon et des tribunaux révolutionnaires d’Arras et de Cambrai, 1864
VAN DRIVAL Eugène, Histoire de l’Académie d’Arras, 1872, p. 98, 100, 108-109, 227-228, 236.
LE GENTIL Constant, Une famille d’avocats : les Le Ducq, 1692-1877, 1881.
DIERS Jean-Pierre, « Étude sociologique de l’académie d’Arras des origines à nos jours (1737-2006) », 2007, Mémoires de l’Académie d’Arras, 6e série [1991-2006], 2007, p. 42-51.