Arras (Saint-Aubert) 20.12.1712 - Arras (cathédrale Notre-Dame-en-Cité) 02.03.1790. Ecclésiastique, chanoine de la cathédrale d’Arras.
Élu le 8 février 1749 pour succéder à l'avocat Jean Antoine Mathieu sur le 36e fauteuil, il est reçu le 22 mars par le directeur Pierre François Cornuel.
Il est le dixième des seize enfants de Pierre André Galhault et de Marguerite Françoise Blaire. Son père avocat et conseiller au Conseil d’Artois est aussi grand bailli de l’abbaye de Mont-Saint-Éloi. L’un de ses frères plus âgés que lui, Pierre François Xavier, devient académicien d’Arras en 1737.
Il se prépare à la prêtrise à Paris où il obtient une licence en théologie puis revient à Arras où il devient chanoine de la cathédrale d’Arras en 1742.
Il est reçu à l’Académie en 1749. Il y joue un rôle actif pendant quelques années : il est élu chancelier le 6 février 1751, puis directeur le 18 mars 1752. Le 27 janvier 1753, il répond au discours de réception de Mgr Jean de Bonneguise, nouvel évêque d’Arras, reçu ce jour-là « associé honoraire », et disserte devant lui De l’utilité de la littérature pour les ecclésiastiques. Il reçoit aussi, cette même année, François Floris Leroux de Puisieux. Spécialiste de l’histoire ecclésiastique de l’Artois, il délivre en feuilletons annuels, en 1750, 1751 et 1752, trois Mémoires pour servir à l’histoire ecclésiastique du diocèse d’Arras : depuis son origine jusqu’à la mort de saint Géry. … depuis la mort de saint Géry jusqu’à la mort de saint Vindicien ; … depuis la mort de saint Vindicien jusqu’à celle de l’évêque Treuvart.
Son fauteuil est de ceux qui ont été supprimés en 1773.
Il décède le 2 mars 1790, à l’âge de 78 ans, et il est inhumé le surlendemain au cimetière des chanoines par le doyen du chapitre, Charles Augustin Moreau. La cérémonie est présidée par le vicaire général Louis Gaspard de Seyssel, prévôt du chapitre, et par l’un de ses frères, Antoine Henri Galhault aide major de la ville et cité d’Arras.
Sources
État civil : naissance, AD 62, 5 MIR 041/11, p. 514/1373 ; décès, AD 62, 5 MIR 041/30, p. 499/500.
Mercure de France, Séances publiques de la Société littéraire d’Arras (17 janvier 1753), juin 1753, second volume, p. 363.
HENNEBERT, Histoire générale de la Province d’Artois, dédiée à Monseigneur le Comte d’Artois, tome premier, 1786, p. VII de la préface.
Père IGNACE, « Extraits des Recueils des Mercures et autres écris du temps pour servir à l’histoire de l’ancienne Société littéraire d’Arras », Mémoires de l’Académie d’Arras, 1ère série, t. XXXV [1863], p. 424, 425, 427, 428, 430, 431, 435, 439, 441, 443.
VAN DRIVAL Eugène, Histoire de l’Académie d’Arras, 1872, p. 32, 36, 41, 50, 72, 224.
HAUTECLOCQUE de Gustave, « Inventaire des archives de l’Académie d’Arras », Mémoires de l’Académie d’Arras, 2e série, t. XXVIII [1897], p. 47, 51.
GUESNON, « Le Cartulaire de l’Évêché d’Arras, manuscrit du XIIIe siècle avec addition jusqu’au milieu, du XVIe, analysé chronologiquement », Mémoires de l’Académie d’Arras, 2e série, t. XXXIII [1902], note 1, page 168.
BERTHE Léon, « Galhaut », Dictionnaire des correspondants de l’Académie d’Arras, 1969, notice 452, p. 100.
DIERS Jean-Pierre, « Étude sociologique de l’académie d’Arras des origines à nos jours (1737-2006) », 2007, Mémoires de l’Académie d’Arras, 6e série [1991-2006], 2007, p. 26.
Michel Beirnaert