Arras (St-Géry) 14.05.1706 – Arras (St-Aubert) 17.02.1788. Écuyer, seigneur de Duisans, conseiller au Conseil d’Artois.

Membre fondateur, installé en 1737 sur le 28e fauteuil, devenu le 23e fauteuil au moment de la réduction de 40 à 30 sièges en 1773. Il est remplacé en 1788 par Jean-Guillaume-Joseph Thieulaine de Hauteville, officier d’infanterie.

Il est le fils d'Antoine François Dubois, seigneur d’Haucourt et de Duisans, écuyer, conseiller au Conseil provincial d’Artois et de Marie Joseph Mathon. Son parrain est Guillaume Mathon, et sa marraine est sa grand-mère Jeanne Galbart veuve de Antoine Dubois de Duisans

Descendant d’une famille de robe d’origine chevaleresque – son grand-père a reçu ses lettres de reconnaissance de noblesse en 1677 – Dubois de Hoves fait ses humanités au collège des Jésuites d’Arras, puis à l’université de droit de Douai. À la mort de son père, en 1723, il lui succède en tant qu’avocat au Conseil d’Artois, puis, en 1727, en tant que conseiller.

Il épouse à Arras, en l’église Saint-Jean-en-Ronville, le 24 août 1733, Marie Angélique Thérèse Guérard de Bazincourt. Le mariage est célébré par son oncle Charles Dubois (1667-1760), prieur de l’abbaye d’Eaucourt. De son mariage naît en 1737 un fils qui meurt en 1759 d’une fluxion de poitrine.

En 1737, année de la fondation de la future académie d’Arras, M. de Duisans figure parmi les rédacteurs des premiers statuts de l’institution qui est logée au n°10 rue de la Taillerie, au premier étage d’une maison occupée au rez-de-chaussée par l’étude d’un notaire, puis au n°11 jusqu’en 1743, année où elle s’installe dans l’hôtel du Gouverneur, rue des Trois-Faucilles. En 1738, il démissionne du Conseil d’Artois pour raison de santé, ce qui lui permet de s’adonner à son goût pour les études historiques, par exemple pour le culte du Saint-Cierge ; il devient même en 1742 le « Mayeur » de la confrérie Notre-Dame des Ardents.

En 1743, il est nommé chancelier de l’Académie et, du 8 février 1744 au 13 février 1745, il en est le directeur. De cette époque date l’habitude de la lecture des publications. En juillet 1744, lors de la visite de Louis XV à Arras, il demande les lettres patentes pour confirmer l’établissement de la société. Le roi les promet lorsque l’histoire de l’Artois aura été rédigée, ce dont Dubois de Hoves s’acquitte.

Libéré de sa fonction de directeur, il s’occupe de sa famille, se fait construire un hôtel au n°1 rue du Bloc et passe l’été au château de Duisans.

Il décède en sa paroisse de Saint-Aubert le 17 février 1788, âgé de 82 ans, et il est inhumé le surlendemain au cimetière Saint-Nicaise. Son deuil est conduit par Pierre Le Roy de Buneville, ancien officier d’infanterie, et de Lamiral Eugène François Marie baron d’Aix de Remi et ancien député général et ordinaire de la noblesse aux États d’Artois.

Il est le cousin de Ferdinand Dubois de Fosseux

Publications 

Notes historiques sur Duisans et ses seigneurs.

Sources

État civil : naissance, AD 62, 5 MIR 041/3, p. 904/1365 ; mariage, AD 62, 5 MIR 041/8, p. 45/1347 ; décès, AD 62, 5 MIR 041/13, p. 767/1407.

VAN DRIVAL Eugène, Histoire de l’Académie d’Arras, 1872, p. 13, 22, 28, 29, 63, 72, 223, 237.

CAVROIS DE SATERNAULT Louis, "Histoire de mon fauteuil (23e de l'Académie d'Arras)", Mémoires de l'Académie d'Arras, 2e série, t. XV (1884), p.323-358.

BERTHE Léon-Noël, "Dubois de Hoves, dit de Duisans, Antoine Guillaume", Dictionnaire des correspondants de l’Académie d’Arras au temps de Robespierre, 1969, notice 358, p.85-86.

BERTHE Léon-Noël, Dubois de Fosseux secrétaire de l'Académie d'Arras, 1785-1792, et son bureau de correspondance, 1969, p. 51, 65, 73, 79, 127, 154

DIERS Jean-Pierre, « Étude sociologique de l’académie d’Arras des origines à nos jours (1737-2006) », 2007, Mémoires de l’Académie d’Arras, 6e série [1991-2006], 2007, p. 30, 34, 38, 69..

 

 

Agnès et Gérard Devulder