Esquerchin (Nord) 22.07.1746 - Esquerchin (Nord) 03.11.1805. Chanoine régulier de l’abbaye d’Arrouaise puis de celle d’Eaucourt, poète, Rosati.
Il est élu le 10 mars 1788, sur la proposition de Legay, pour succéderArmand de Marescot sur le 6e fauteuil. En 1817, à la refondation de l’Académie, son siège est attribué à Népomucène Donjon de Saint-Martin.
Il est le fils de Joseph Lamoral Dumarquez et de Marie Dominique Rosalie Cornu.
Né dans une famille de riches agriculteurs, il fait ses études au collège d’Anchin et à l’Université de Douai, puis embrasse la vie religieuse à l’abbaye d’Arrouaise vers 1766. Peu après 1780, il est chargé de la cure de Ligescourt (Somme) dont il s’occupe jusqu’en 1788. À ce moment, en difficulté avec ses supérieurs, il quitte Arrouaise pour l’abbaye d’Eaucourt.
Élu membre des Rosati en mars 1787, il est admis à l’Académie le 20 mars 1788, mais il n’assiste à aucune séance, et son discours de réception est lu le 22 mars par le secrétaire Dubois de Fosseux. Il y traite « du règne minéral, du règne végétal et du règne animal, considérés relativement à l’Artois ». En fin de séance le secrétaire lit encore de lui deux pièces de vers, l’une intitulée Le Ruisseau, ode anacréontique, l’autre Le Chêne et le Lierre, fable. Là s’arrête la participation du chanoine Dumarquez à la vie de l’Académie.
Ce religieux mondain renonce à l’état ecclésiastique en 1791 et se retire à Gommecourt puis à Esquerchin. Auteur en 1790 d’un recueil de poésie, Les délassements d’un paresseux, il continue d’écrire des vers tout en s’occupant d’agriculture.
Il décède à l’âge de 59 ans, le 12 brumaire an 14 (3 octobre 1805) dans la maison de son père à Esquerchin. Son acte de décès est signé par son frère Joseph Dumarquez, cultivateur à Gommecourt, et son neveu Louis Dumarquez cultivateur à Esquerchin.
Publications
Mes amusements ou tout ce qui me vient dans la tête et Les délassements d’un paresseux, Douai et Lille 1790.
Sources
État civil : naissance, AD 59, 5 Mi R 004, p. 72/397 ; décès, AD 59, Esquerchin / NMD [1804-1875}], 5 MI 021 R 005, p. 30/999.
DUBOIS DE FOSSEUX, Journal de l’Académie, compte rendu des séances, Décembre 1785 - Mars 1792, Archives de l’Académie, p. 58-59.
Père IGNACE, « Extraits des Recueils des Mercures et autres écris du temps pour servir à l’histoire de l’ancienne Société littéraire d’Arras », Mémoires de l’Académie d’Arras, 1ère série, t. XXXV [1863, p. 424.
VAN DRIVAL Eugène, Histoire de l’Académie d’Arras, Arras, 1872, p. 63, 66, 67, 68, 70-71, 227, 234.
OTT Jean, Sous le signe de la Rose, t. I, Paris, 1933.
HAUTECLOCQUE de Gustave, « Inventaire des archives de l’Académie d’Arras », Mémoires de l’Académie d’Arras, 2e série, t. XXVIII [1897], p. 55.
FOURNIER Édouard, Notes sur Dom Dumarquez, MAA, 3e série, t. XIII-1933-1935, p. 29-62.
BERTHE Léon-Noël, « DUMARQUEZ Louis Joseph », Dictionnaire des correspondants de l’académie d’Arras au temps de Robespierre, Arras, 1969, notice 373, p. 88.
MILIS Ludo, La fin de l’abbaye d’Arrouaise et son historiographe Dom Gosse, plaquette publiée par la Société archéologique de Bapaume et sa région, en complément de la réédition de l’Histoire de l’abbaye d’Arrouaise de Dom Gosse, Arras 1972.
DIERS Jean-Pierre, « Étude sociologique de l’académie d’Arras des origines à nos jours (1737-2006) », 2007, Mémoires de l’Académie d’Arras, 6e série [1991-2006], 2007, p. 22, 41.
Michel Beirnaert